Nous quittons la zone hyper touristique d'Iguazu pour passer au Paraguay, un des pays les plus pauvres d'Amerique du sud. Nous passons la douane du Brésil au Paraguay...
Nous quittons Foz d'Iguazu, mais sans nous en rendre compte, nous arrivons déjà au pont qui sépare le Brésil du Paraguay. Il y a beaucoup de circulation, des voitures de partout mais aussi des motos-taxis qui roulent comme des fous au milieu des véhicules et des gens qui courrent un peu partout pour proposer des parkings du côté paraguayen. Et nous, on est là avec nos grands yeux ouverts, halucinés par tout ce remue-ménage... et on passe sur le pont pour arriver au Paraguay sans être passer par la douane brésilienne ! Le problème se pose tout de suite : on ne nous mettra pas de tampon d'entrée au Paraguay si nous n'avons pas celui de sortie du Brésil. Alors là tout va très vite : un mec qui s'est auto-proclamé notre guide dans la ville-shopping paraguayenne nous emmène vers les motos-taxis. Nous n'avons pas besoin de ramener la voiture au Brésil, il faut seulement les passeports Au passage j'arrive tout juste à demander à un militaire au bord de la route s'il peut nous surveiller la voiture pendant ce temps (on nous avait deconseillé d'aller dans cette ville en voiture, mais nous n'avions pas le choix de passer ailleurs!). On nous embarque sur deux motos, Martin avec tous les papiers sur lui, et moi sans rien, cramponnés au porte-bagage d'une moto qui nous le réalisons maintenant, va passer comme nous voyions les autres fous tout-à-l'heure sur le pont ! Plus le temps de faire marche arrière, une fois le tarif négocié c'est parti ! On serre les fesses et on tient le casque à chaque dos-d'âne, pour 5 mn de moto qui paraissent une éternité ! On arrive enfin à la douane du Brésil, on nous dépose et nous montre plus ou moins ou on va nous attendre après. Un petit tampon vite fait dans notre petit passeport discret et il faut déjà remonter sur ces maudites motos !
Est-ce que nous avons eu de la chance ou est-ce que nous sommes trop mefiants et trop peu confiants? Quoi qu'il en soit, on arrive à bon port, on passe la douane sans encombres au Paraguay et on retrouve notre voiture intacte ! Notre guide est toujours là... il nous emmène dans un parking, encore une fois on ne sait pas trop si on se fait avoir ou pas ! On y va, on discute du prix, et finalement il nous emmène dans un magasin d'électronique. Ciudad del Este est très connue pour ses articles électroniques bon marchés. On achète une radio pour la voiture, et on repart de là ! Ca fourmille de partout, il y a des soucs dans toutes les rues, on y vend absolument tout, que ce soit légal ou pas, quelle différence ?
Basta, trop de monde, trop de chose... on file !
On passera la nuit dans un petit hôtel dans une petite ville... Au calme ! Le lendemain, nouvelle expérience !
On se fait arrêter sur la route, contrôle de flic de routine... La veille on n'en a passé un autre sans problème. Oui mais voilà, là, ils nous sortent le grand jeu. Il y a le bon et le méchant. Le bon remarque qu'il nous manque soit-disant un tampon de l'ambassade chilienne sur l'un de nos papiers de la voiture et donc nous ne pouvons pas rouler au Paraguay sans cela. Lui nous laisserait bien passer, le bon, mais le méchant, son chef qui travaille là justement ce jour-là, un dimanche, ne veut pas nous laisser passer. Nous devrions revenir en arrière sur 150km pour atteindre Asuncion et demander ce tampon à l'ambassade du Chili.
Et le bon demande que hacemos ? que podemos hacer ? qu'est-ce qu'on fait ? qu'est-ce qu'on peut bien faire ??? au moins 5 ou 6 fois... Martin lui a compris depuis le début, ils veulent du fric ! Alors le flic me demande de sortir de la voiture et d'aller parler avec lui à sa voiture... j'y vais et le pousse à me dire exactement ce qu'il veut ! D'abord il dit qu'ils ont besoin de carburant (combustible) pour travailler. Je fais comme si je ne comprenait pas, moi la petite touriste. Et là il me demande 100 dollars ! Seulement ça !
On fait comme si on discutait avec Martin, et puis on dit non, qu'on retourne à Asuncion, mais qu'ils doivent nous écrire sur un papier exactement ce qu'on doit faire pour ne pas perdre de temps. Alors ils demandent combien on veut leur donner, pour ne pas devoir retourner a Asuncion. On reste catégorique, on dit qu'on n'a pas l'habitude de donner de l'argent pour pouvoir continuer notre route. Sur ce, je prends mon téléphonne et miracle, j'ai du réseau. Je commence à téléphoner à l'ambassade du Chili, tout en doutant de pouvoir atteindre quelqu'un un dimanche... Mais ça marche, et tout à coup on me dit de remonter dans la voiture et de continuer notre route... On nous précise bien de ne pas parler de cette histoire si on rencontre un autre contrôle routier... Fin de l'histoire !
Alors voilà, aujourd'hui nous sommes bien contents de repasser la frontière pour le Brésil... direction le pantanal...
Bisous à tous et a bientôt.
