Torres del Paine, c'est des montagnes à donner le vertige, des glaciers à donner froid dans le dos et un vent à tomber par terre. Une fabuleuse aventure, parfois dure, mais qui en valait amplement la peine.
Le premier jour, j'arrive un peu dépité, car primero, ma douce vient de rentrer à Santiago et secundo, il pleut et vente continuellement ! Ce merveilleurx temps va durer 2 jours... que je passe dans une cabane (bicoque conviendrait mieux) en compagnie de quelques ratones (souris). Très sympa, surtout le matin quand je me réveille en remarquant que la moitié de mes lunettes ont été rongées durant la nuit.
Après ces 2 jours d'attente, je me suis lancé pour partir plusieurs jours sur les senderos du parc où je dois dire que j'en ai un peu bavé. Pourquoi ? Et bien à cause du vent, de la pluie et surtout du sac à dos... Je n'avais pas prévu de marcher plusieurs jours d'affilée en autonomie, donc je n'avais pas pris de gros sac. J'ai donc tout paqueté sur mon super sac photo LowePro (rappelez-moi de le vendre dès mon retour en Suisse). La tente à gauche, le matelas gonflable à droite, le sac de couchage qui pendouille et la veste par dessus tout pour tant bien que mal protéger le tout de la pluie. Expérience faîte, ce sac (destiné à porter du matériel très lourd) est zéro. Résultat : de nombreux jurons durant la journée et le dos cassé tous les soirs...
Durant cette petite virée, j'ai connu mon deuxiéme épilogue avec les ratones. Une nuit, où il n'y avait ni vent, ni pluie (précisons-le, car c'est plutôt rare), de petits grignotements m'ont réveillé. Une souris s'était frayé (fraisé) un chemin à travers la moustiquaire et commençait à attaquer ma réserve de biscuits... Leçon à retenir : la moustiquaire - comme son nom l'indique - est efficace seulement contre les moustiques !
Le reste du parc, je l'ai fait en voiture, en me positionnant aux endroits clés. Pour cela, j'ai adopté la technique de siège. C'est-à-dire, tant que je n'étais pas satisfait des photos d'un certain endroit, je n'allais pas plus loin, j'attendais le bon moment et la bonne lumière. A savoir que j'ai démonté tous les sièges (sauf celui du conducteur évidemment) afin de pouvoir manger et dormir à l'intérieur. Je vous rappelle que mon véhicule est une suzuki vitara. C'est petit, mais bien plus confortable que la tente, et surtout, je n'ai plus besoin de me casser la tête pour tromper la vigilence des guardaparques, car le camping sauvage est formellement interdit dans le parc !
Les paysages sont fabuleux ! Il ne me servirait à rien de vous les décrire, les photos sont là pour ça. Il y en a plus de 1500 en tout. Pas toutes de qualité, mais il y a une bonne série qui est pas mal du tout !
Si je suis revenu si vite de ce magnifique parc, c'est pour 2 raisons : je n'avais pratiquement plus rien à manger et surtout, j'avais un pépin avec la jeep. La tige de la pédale d'embrayage était fissurée et le tendeur-ressort détendu, etc. En gros, l'embrayage ne fonctionnait plus !
La suite du programme, c'est la visite d'un petit parc un peu plus à l'est proche de la frontière argentine. Et après, je vais remonter la côte atlantique (où il y a plusieurs pinguineras) jusqu'à la péninsule Valdes, réputée pour sa faune aquatique. Malheureusement, je n'y serais pas à la bonne période, je ne verrai donc sûrement pas les baleines et les orcs, mais il y aura les lions et les éléphants de mer.