8h00, gare principale des bus. Nous voici partis pour un petit week-end à Valparaiso, ville portuaire à deux heures de route de Santiago. Guide en main, nous partons pour une longue, longue promenade… C’est samedi, jour du marché, les légumes se vendent à la criée. Puis nous quittons le centre de la ville pour monter sur les collines. La ville est prise en étau entre l’océan et les montagnes de la chaîne côtière. Le centre d’affaires dira-t-on est donc situé dans la partie plate de la ville, et les habitations, pour la plupart d’entre elles, sont accrochées aux parois des collines. Nous sommes très impressionnés par la pente des routes. C’est inimaginable de penser que des voitures, et même des bus les empruntent… et pourtant, à toute allure déboulent les véhicules, première et en avant, tous aux abris !
Depuis ces collines, un panorama magnifique se déroule devant nos yeux. Le port, les grands paquebots, les navires militaires, la ville et ses bâtiments, puis enfin les plages de la station balnéaire voisine, Vina del Mar. Et sur ces collines, des maisons aux couleurs plus belles, plus vives, plus éclatantes les unes que les autres. Un régal pour les amateurs de photos ! Une petite surprise toutefois : je ne sais plus si je vous ai déjà parlé des chiens errants, mais ici c’est une vrai infection ! Ils dorment au soleil, parfois même au milieu de la route, font les poubelles et mettent de tout partout ! Toutefois, ils ne sont pas méchants… Pourtant, l’un d’entre eux nous a fichu une peur bleue : alors que nous étions en train de descendre une rampe d’escalier, un chien s’est mis a nous aboyer contre, avec un air vraiment agressif. Courageux mais loin d’être téméraire, nos deux larrons de service n’ont guère eu le choix que de rebrousser chemin (ce qui veut dire, remonter tous les escaliers…).
Pour atteindre des hauteurs, vous avez le choix entre monter à pied les pentes super raides et les rampes d’escaliers, vous risquez dans un bus ou dans un taxi et enfin, prendre ce qu’ils appellent des ascenseurs mais qui sont en fait des funiculaires (sauf un qui est réellement un ascenseur).
Après une nuit dans un hotel français, à La maison de la mer, nous nous sommes remis en chemin. Le propriétaire de l’hotel, un breton, nous a donné quelques bons tuyaux. Nous avons pris un taxi collectif pour lui demander de nous emmenés au sommet de la colline pour pouvoir prendre des photos. Notre erreur a été de ne pas fixer le prix au départ… je vous laisse deviner la suite ! Mais on s’en est encore pas mal sorti ? ! Pour redescendre, nous avons préféré marcher ! Et puis surtout ça en valait la peine : voyez les photos !
Un week-end très sympa donc, sur la côte pacifique.
