C’est le frétillement de l’arrosage matinale des pelouses devant l’immeuble,
L’odeur du pain griller dans le corridor,
Celle de l’eau de Cologne du concierge du matin dans l’ascenseur qui me fait éternuer,
Les senteurs mélangées du jasmin et des pots d’échappement,
Vient enfin la plus terrible : l’odeur savoureuse du pain chaud s’échappant de la boulangerie…
Entendre… les klaxons des stressés du matin, les sifflements et les remarques des chiliens, le chant des oiseaux dans les ruelles…et sentir le soleil qui réchauffe entre les arbres.
La journée est rythmée au son des travaux des bâtiments en construction et des différentes odeurs des plats réchauffés à tour de rôle au micro-ondes. Un peu de musique vient parfois égayer le tout !
Puis re-pollution pour entrer dans la salle de danse, humidifiée par une quinzaine de jeunes qui ont transpiré pendant plus d’une heure… Vient la fraîcheur de la clim pour retrouver un air respirable.
Retour à l’appartement dans la fraîcheur de la nuit tombée, autre concierge – autre eau de Cologne. Dans mon cocon, je retrouve mes senteurs…
L’odeur du souffre de l’allumette craquée, le parfum du gel douche auquel vient se mélanger l’odeur parfois délicieuse, parfois horrible du souper des voisins…
Un jour, en Suisse ou ailleurs, je retrouverai l’une des ces senteurs, l’un de ces bruits… alors je serai nostalgique, ou écœurée une fois de plus !
